Il a fallu que je me creuse les méninges pour me remémorer la petite fille qui habitait à Biarritz au dessus de chez moi et qui était une amie de ma fille. C'était il y a bien longtemps. Merci à elle de se souvenir de l'homme que j'étais alors et qui, malgré les ans, n'a pas changé.
Profession Cosaque, le livre dont je suis l'auteur, n'a eu qu'une très faible diffusion du fait que son éditeur à été mis en liquidation judiciaire. Mon livre a donc fait couler plus d'encre lors de son impression que de dividendes sur on compte en banque. Bref. Il sera peut-être réédité ainsi que sa suite Djighitovka qui relate ma vie de cavalier, mes voyages en Russie au lendemain de la pérestroïka, mes aventures dans le Caucase (Ossétie) en pleine guerre de Tchétchénie, mes chasses au lièvre à cheval en compagnie de chiens barzoï au Haras de Stavropol, mon rêve à cheval à la recherche des descendants des Cosaques d'autrefois que 75 ans de peste communiste avaient réduit à la pratique d'une équitation acrobatique approximative sur des piste de cirque.
Je voudrais dire aux cavaliers et cavalières qui s'intéresse à l'équitation cosaque, que l'art équestre des Cosaques, (la djighitovka), ne peut se concevoir qu'au grand galop, en ligne droite et sur de grand espaces. Elle ne s'improvise pas, elle est un état d'esprit, une forme de pensée, une construction esthétique, un geste chorégraphique. Il ne suffit pas comme certains d'exécuter quelques figures acrobatiques pour prétendre être un cavalier Cosaque.
Dixit Salman Rushdie : Nous ne pouvons faire comme si nous étions ce que nous ne sommes pas.
Etre un cavalier djighite sous-entend un état d'esprit particulier, une forme de pensée, un comportement dans la vie digne d'un chevalier, le respect des règles, une philosophie, la pratique de l'art équestre des Cosaque apprise à la source de son histoire et non l'exécution de quelques pirouettes à cheval en ligne courbe ou ligne brisée sous quelques déguisements tendant à faire illusion. A ceux-là je dis cessez vos pitreries, cessez de malmener un art dont vous méconnaissez les règles et les fondements, cessez vos impostures.
A ceux respectueux du passé auquel j'appartiens, je serais toujours heureux de prodiguer quelques conseils pour qu'ils en fassent le meilleur usage. Ma philosophe : Ce qui n'est pas donné est perdu.
Pierre V. Pakhomoff - The last of the dying breed !