Voilà, j'ai rencontré un jockey qui m'a proposé de venir avec lui monter des galopeurs sur un hippodrome...
Comme toutes les expériences sont bonnes à prendre... J'ai accepté!
Je vous met quelques photos de cette matinée. Et le récit de mon entrainement...




Me voilà avec ma monture!


Ma petite fusée après la douche:

Voilà, ça y est, je reviens juste de l'hippodrome. Ca décoiffe!!!
J'ai monté une pouliche grise de 3 ans dont je ne pourais vous répéter le nom espagnol...
Le programme c'était 4 tours au trot sur la piste d'échauffement puis un tour de petit galop sur la grande piste...
Au trot tout allait bien... Puis on a ressanglé, racourci les étriers et on est entré sur la grande piste... L'ami jockey qui était avec moi me dit: Attention, on va y aller, tu restes à 10 longueurs derrière moi... Et c'était parti... Sauf que dans la précipitation il a oublié de m'expliquer où étaient les freins... En 30 mètres la pouliche chauffe, le ratrape et malgré tous mes efforts je ne parviens pas à rester derrière lui, elle double. J'ai les mains crispées sur les rênes, le poids du corps en arrière, je force sur mes étriers mais elle accélère encore...
Je me rend à l'évidence, elle m'a pris la main, je controle encore la direction mais plus la vitesse sur quelques foulées j'ai l'impression qu'elle se calme mais c'est pour repartir de plus belle et je commence à me demander combien de tours je vais faire avant qu'elle se fatigue et accepte de ralentir... J'ai les bras et les jambes qui commencent à tétaniser, je passe devant l'entraineur (où le tour était sensé se terminer) et je capte quelques mots au passage "moins vite". Bein oui, bien sûr, je suis loin du petit galop prévu mais d'un signe de tête j'essaye de lui faire prendre conscience de mon impuissance à gérer la situation au cas où le fait que je me batte depuis plus d'un kilomètre avec la bouche de cette pouliche ne soit pas assez explicite...
Puis soudain, alors que je n'y croyais plus, elle ralenti, petit galop, puis trot, puis pas. OUF!!!! Elle a fini son tour, s'est bien défoulée.
L'ami jockey vient à ma rencontre, s'excuse de ne pas m'avoir assez préparée. On rigole un peu, je me détend et nous retrouvons les autres pour faire marcher les chevaux.
Je perçois quelques rires et quelques regard en coin des autres jockeys qui se moquent gentiment de moi... Puis chacun y va de son conseil: chausser plus court, baisser les mains, les caler sur le garrot, ne pas essayer de l'arrêter parcequ'on se fatigue mais plutot résister, croiser les rênes, garder les bras pliés. Merci, merci, mais c'était avant que j'en avais besoin!
On me demande si je compte revenir monter. Oui, pourquoi pas, maintenant que je sais comment ça marche j'ai hate de prendre ma revanche!